Épreuve écrite de français au CRPE bac+3 : barème et trame
Les 10 points de la partie française, phase par phase, et une trame de conduite des 2 heures calée sur le barème. Concours externe bac+3, session 2027.
Le cadre officiel, en une table
La partie française ne constitue pas une épreuve à elle seule. Elle occupe la moitié de la première épreuve écrite d'admissibilité du concours externe bac+3, dont l'autre moitié porte sur les mathématiques. Les deux parties sont indépendantes : elles se traitent dans l'ordre que vous voulez, sur une enveloppe de temps unique que vous répartissez vous-même.
C'est cette liberté de répartition qui rend la trame de conduite utile. Une copie perdue au CRPE l'est rarement faute de connaissances : elle l'est faute de temps sur la dernière question, parce que les deux heures de français en ont mangé deux et demie.
Les données ci-dessous sont celles de l'arrêté du 17 avril 2025 dans sa version consolidée, telles que le ministère les publie sur devenirenseignant.gouv.fr.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Épreuve | Première épreuve écrite d'admissibilité, français et mathématiques |
| Durée totale | 4 heures pour les deux parties réunies |
| Coefficient | 5 |
| Notation | Deux parties indépendantes, 10 points chacune, soit 20 au total |
| Note éliminatoire | Une note inférieure ou égale à 2,5 sur 10 à l'une OU l'autre des parties |
| Support de la partie française | Un texte n'excédant pas 500 mots (roman, nouvelle, littérature d'idées, essai) |
| Programme, session 2027 | Programmes de français et de mathématiques du cycle 4 en vigueur à la rentrée scolaire 2026 |
Les trois phases de la partie française, et ce qu'elles pèsent
La partie française se déroule toujours dans le même ordre, et le sujet zéro publié par le ministère en donne le format de référence : quatre questions d'étude de la langue, deux questions de lexique, puis un développement rédigé.
Retenez d'abord le seul rapport de poids qui décide de votre stratégie : la réflexion vaut à elle seule 5 des 10 points de la partie française — autant que l'étude de la langue et le lexique réunis. C'est la question qu'on ne bâcle jamais, et c'est pourtant celle qui arrive en dernier, quand le temps manque.
Un mot sur la façon dont les points se comptent, parce qu'elle prête à confusion. Le sujet zéro porte un barème établi sur 20 points pour chaque partie ; la note finale, elle, est composée d'une note sur 10 pour chaque partie. Les points affichés sur le sujet le jour de l'épreuve sont donc à diviser par deux pour raisonner en note finale. C'est ce qui explique qu'on lise parfois « 6 points » et parfois « 3 points » pour la même sous-partie : les deux sont exacts, sur deux échelles différentes.
Enfin, ce barème est indicatif et propre à chaque sujet : celui de la session fait foi, et il figure sur le sujet lui-même le jour de l'épreuve. La répartition d'ensemble, elle, est stable.
| Phase | Format au sujet zéro | Barème du sujet | En note finale |
|---|---|---|---|
| A.1 — Étude de la langue | 4 questions — syntaxe, grammaire, orthographe | 6 points sur 20 | 3 des 10 points |
| A.2 — Lexique | 2 questions — vocabulaire en contexte, compréhension lexicale | 4 points sur 20 | 2 des 10 points |
| A.3 — Réflexion | 1 sujet, un développement rédigé et structuré de 20 à 30 lignes | 10 points sur 20 | 5 des 10 points |
La trame des 2 heures, à emporter
Voici la conduite d'épreuve que le barème commande. Elle réserve à la réflexion une part de temps proportionnée à son poids, et garde une relecture générale en fin de parcours.
Cette trame est une recommandation de méthode, pas une consigne officielle. Aucun texte réglementaire n'impose de répartir les 4 heures à parts égales entre français et mathématiques : le ministère indique un temps de traitement d'environ 2 heures par partie, ce qui vous laisse la main. Prenez cette trame comme un point de départ, et déplacez ses bornes après l'avoir essayée en conditions réelles.
0 → 10 min
Lecture du texte
Deux lectures : une pour comprendre, une crayon en main pour repérer ce que les questions vont exiger. Le texte fait au plus 500 mots — c'est court, ne le survolez pas.
10 → 40 min
I. Étude de la langue
Les quatre questions, dans l'ordre. Chaque réponse justifiée par une manipulation, jamais par l'intuition. Une question qui bloque plus de 10 minutes se laisse et se reprend à la relecture.
40 → 55 min
II. Lexique
Les deux questions. Le contexte du texte prime toujours sur le sens de dictionnaire.
55 → 65 min
Plan de la réflexion
Au brouillon : la question reformulée, deux ou trois axes, un exemple par axe. Dix minutes ici valent trente de rédaction rattrapée.
65 → 105 min
III. Rédaction de la réflexion
20 à 30 lignes, en paragraphes. Le sujet zéro précise que l'introduction et la conclusion ne sont pas attendues : n'en perdez pas le temps.
105 → 120 min
Relecture générale
Orthographe et syntaxe d'abord — la maîtrise de la langue est évaluée sur toute la copie, y compris dans les réponses courtes. Puis les questions laissées en suspens.
Le seuil éliminatoire change votre stratégie, pas seulement votre note
Une note inférieure ou égale à 2,5 sur 10 à l'une des deux parties est éliminatoire. Le mot est à prendre au pied de la lettre : il n'y a pas de compensation. Une partie française à 9 sur 10 ne rachète pas une partie mathématiques à 2.
La conséquence pratique est contre-intuitive et vaut d'être écrite noir sur blanc : si vous êtes plus à l'aise en français qu'en mathématiques, votre temps marginal a plus de valeur en mathématiques. Passer de 8 à 9 en français vous rapporte un point ; passer de 2 à 3 en mathématiques vous rend admissible. Le calcul est le même dans l'autre sens.
C'est aussi pourquoi la répartition « 2 heures / 2 heures » n'est pas une règle : elle est un point de départ raisonnable, que votre profil doit déformer.
- Ne rendez jamais une partie blanche, même mal préparée : sur 10 points, quelques exercices traités proprement suffisent à passer le seuil.
- Commencez par la partie où vous êtes le moins à l'aise, pendant que la fatigue n'est pas là.
- Réservez au minimum 20 minutes à la partie que vous jugez perdue d'avance — c'est le meilleur rapport points par minute de toute l'épreuve.
Ce que le régime bac+3 change par rapport à l'ancien concours
Le concours externe bac+3 est né de l'arrêté du 17 avril 2025, modifié par celui du 24 octobre 2025. Sa première session a été celle de 2026 ; la prochaine est la session 2027, dont le programme est constitué des programmes de français et de mathématiques du cycle 4 en vigueur à la rentrée scolaire 2026.
Deux points méritent d'être clairs, parce que les deux régimes coexistent encore et que la documentation en ligne les mélange souvent.
Le premier : le programme est celui du cycle 4, c'est-à-dire de la cinquième à la troisième. C'est une différence de nature avec le régime bac+5, dont certaines composantes montaient jusqu'au niveau seconde. Réviser sur un support calibré pour l'ancien concours, c'est travailler des notions qui ne tomberont pas.
Le second : les épreuves elles-mêmes ne se recouvrent pas. Un rapport de jury ou une annale d'avant 2026 reste utile pour ce qu'il dit de la langue — les erreurs d'analyse que les correcteurs relèvent sont les mêmes d'une génération de concours à l'autre. Il ne l'est pas pour le format, la durée ni le barème, qui ont tous changé.
| Épreuve du concours externe bac+3 | Durée | Coefficient |
|---|---|---|
| 1er écrit — français et mathématiques | 4 h | 5 |
| 2e écrit — histoire-géographie, sciences, arts, langue vivante | 4 h | 3 |
| 1er oral — français ou mathématiques | 45 min | 5 |
| 2e oral — EPS et entretien | 55 min | 3 |
Questions fréquentes
Les questions qui reviennent le plus souvent sur cette épreuve, et ce que les textes en disent réellement.
Peut-on traiter les mathématiques avant le français ?
Oui. Les deux parties sont indépendantes et l'enveloppe de 4 heures est unique : vous choisissez l'ordre et la répartition. Le ministère indique un temps de traitement d'environ 2 heures par partie, sans en faire une obligation.
Faut-il une introduction et une conclusion à la réflexion ?
Le sujet zéro publié par le ministère précise que leur rédaction n'est pas attendue. Ce qui est attendu est un raisonnement rédigé et structuré en paragraphes, appuyé sur des exemples.
Le texte support peut-il être long ?
Non. L'arrêté fixe une limite : le texte n'excède pas 500 mots. C'est un extrait de roman, de nouvelle, de littérature d'idées ou d'essai.
Une bonne note en français compense-t-elle une mauvaise note en mathématiques ?
Non, pas en dessous du seuil. Une note inférieure ou égale à 2,5 sur 10 à l'une des deux parties est éliminatoire, quelle que soit la note obtenue à l'autre.
L'orthographe est-elle notée en dehors des questions de langue ?
Oui. Le jury tient compte de la maîtrise de la langue française — vocabulaire, grammaire, conjugaison, ponctuation, orthographe — dans la notation des épreuves. Cela vaut pour l'ensemble de la copie, pas seulement pour les questions qui portent explicitement sur la langue.
Sources
- Les épreuves du concours externe bac+3 de recrutement de professeurs des écoles — Ministère de l'Éducation nationale — devenirenseignant.gouv.fr (consulté le 26/08/2026)
- Arrêté du 17 avril 2025 fixant les modalités d'organisation du concours externe et des concours externes spéciaux de recrutement de professeurs des écoles — version consolidée — Légifrance — Journal officiel (consulté le 26/08/2026)
- Sujet zéro de la première épreuve d'admissibilité du CRPE bac+3 — barème indicatif et extrait de l'arrêté du 17 avril 2025 (document du 11 juin 2025) — Ministère de l'Éducation nationale — devenirenseignant.gouv.fr (consulté le 26/08/2026)
- Le programme des épreuves des concours externes bac+3 de recrutement de professeurs des écoles — Ministère de l'Éducation nationale — devenirenseignant.gouv.fr (consulté le 26/08/2026)